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Amortissement des immobilisations de la SCI : Nouvelles règles - Cas pratique
Amortissement des immobilisations de la SCI : Nouvelles règles - Cas pratique

Depuis le 1er janvier 2005, les règles d'amortissement des immobilisations des entreprises ont été changées. Illustration de la méthode par composants, qui implique d'amortir distinctement les divers actifs qui composent le bien.

Les règles d'amortissement des immobilisations modifient la détermination de la base et de la durée des amortissements.
Les entreprises doivent dorénavant mettre en oeuvre une méthode dite d'amortissement par composants, qui nécessite d'amortir distinctement les différents éléments qui composent le bien.

Ces nouvelles normes s'appliquent à tous les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2005. Les entités assujetties à l'impôt sur les sociétés ou aux BIC sont soumises à ces nouvelles dispositions.

Pour comprendre plus facilement le mécanisme et juger des impacts de cette nouvelle règle, prenons l'exemple de Monsieur Dupond.

Achat d'un local industriel
Monsieur Dupond achète un local industriel d'une valeur de 750 000 € (dont 30 000 € de frais et 70 000 € de terrain), dans lequel il va exercer son activité professionnelle.
Ce local est loué à sa société, la "SA La Forge" pour 70 000 € par an ; il doit supporter chaque année des charges :
  • Impôt foncier : 4 000 €
  • Assurance : 300 €
  • Travaux d'entretien : 3 000 €
Pour réaliser cette acquisition, il a créé une société civile au capital de 50 000 €, réparti entre son épouse et lui-même, avec un apport en compte courant de 50 000 €, assujettie à l'impôt sur les sociétés.

La SCI réalise un emprunt de 650 000 € sur 12 ans, remboursable au taux de 5 % par an, assurances incluses. Le montant de l'annuité est de 73 336 €.

Par hypothèse, pour simplifier l’exemple, toutes les données seront figées.

Bilan de départ (en euros)  
ACTIFPASSIF
Terrain 70 000 Capital 50 000
Construction 650 000 Emprunt 650 000
Frais 30 000 Compte courant 50 000
Total 750 000 Total 750 000

Pour bien appréhender les impacts et les différences, nous développerons 3 aspects :
  • Création d'une société civile le 1er janvier 2004
  • Création d'une société civile le 1er janvier 2005
  • Création d'une société civile le 1er janvier 1998


    1ER JANVIER 2004 : MONSIEUR DUPOND A CREE SA SOCIETE CIVILE

    Nous sommes en présence de la méthode comptable utilisée jusqu’en 2005.
    Jusqu'à présent, le taux d’amortissement pratiqué sur des biens industriels, de l’ordre de 4 ou 5 %, était calculé sur la durée d’usage (peu importe la durée d’utilisation du bien).

  • Petit rappel : le terrain ne s'amortit pas, seul le prix hors taxes des constructions s’amortit.
    Dans le cas de Monsieur Dupond, nous allons supposer un amortissement réalisé au taux de 4 %, soit 26 000 € par an. Les frais seront amortis sur 5 ans, soit 6 000 €.

    Compte de résultat au 31.12.2004 (en euros)  
    CHARGESPRODUITS
    Entretien 3 000 Loyers 70 000
    Assurance 3 000 . .
    Taxes foncières 4 000 . .
    Dotation aux amortissements 26 000 . .
    Amortissement frais 6 000 . .
    Intérêts d’emprunt 32 500 . .
    Résultat - 4 500 . .
    Total 70 000 Total 70 000


    La société étant nouvelle et, de plus, réalisant un chiffre d'affaires inférieur à 76 000 €, l’Impôt Forfaitaire Annuel (IFA) n'est pas dû.

    Bilan au 31.12.2004 (en euros)
    ACTIFPASSIF
    . Brut Amort. Net . .
    Terrain 70 000 0 70 000 Capital 50 000
    Construction 650 000 26 000 624 000 Résultat - 4 500
    Frais 30 000 6 000 24 000 Emprunt 609 164
    . . . . Compte courant 63 336
    Total . . 718 000 Total 718 000


    1ER JANVIER 2005 : MONSIEUR DUPOND A CREE SA SOCIETE CIVILE

    Imaginons maintenant que cette même société civile soit créée le 1er janvier 2005.
    Nous sommes en présence des nouvelles règles comptables de l’amortissement, qui s’appliquent à partir du 1er janvier 2005.

    Quelques explications en guise de préambule à l'établissement du bilan au 31.12.2005.

    • La structure et les composants
      Nous devons nous mettre dans la peau d'un architecte et réfléchir à la construction d'un immeuble.
      L'immeuble, c'est avant tout des murs (le gros œuvre) qu'on appellera, dans les lignes qui vont suivre, la structure. Généralement en France nos entreprises de maçonnerie font du bon béton et, quand on construit, c'est pour longtemps. La durée de vie d'une maison peut facilement atteindre un siècle.

      Après l’achèvement du gros œuvre, interviennent différents corps de métier, nous appellerons les travaux qu'ils réalisent : les composants.

      - le charpentier pour poser le toit. On peut très logiquement estimer que le toit d’un immeuble peut durer entre 30 et 40 ans, une durée de vie plus courte que le gros œuvre.
      - les menuisiers pour les portes et fenêtres. Elles aussi, une durée de vie indépendante de celle de la structure et de la toiture.
      - les plâtriers plaquistes, les électriciens, les plombiers.


    A compter du 1er janvier 2005, fini l’amortissement à hauteur de 4 ou 5 % , c'est-à-dire sur 20 ou 25 ans. Les nouvelles normes ont changé la "donne". Dorénavant, la durée d’amortissement est la durée d’utilisation réelle du bien : chaque composant d’une part, et la structure d’autre part, auront une durée de vie propre. L'annexe 4 de l'instruction du 30 décembre 2005 (BOI 4 A-13-05, n°213) nous donne la détermination et la décomposition des composants pour un immeuble social.


    Les règles diffèrent suivant qu’il s’agit d’immeubles loués à des entreprises liées ou d’immeubles dits de placement.

    • Les immeubles loués à des entreprises liées
      Des entreprises sont dites liées (article 39 -12 du CGI) :

      - Lorsque l'une détient, directement ou par personne interposée, la majorité du capital social de l'autre, ou y exerce en fait le pouvoir de décision
      - Lorsqu'elles sont placées l'une et l'autre, dans les conditions définies précédemment, sous le contrôle d'une même tierce entreprise

    Le caractère principal de l'occupation de l'immeuble par des entreprises liées s'apprécie par référence à la proportion des superficies louées aux entreprises liées par rapport à la superficie totale de l'immeuble.
    Ce caractère est, bien entendu, déterminé immeuble par immeuble. Par mesure de simplification, il sera considéré que les immeubles occupés effectivement à plus de 50 % par des entreprises liées à l'entreprise bailleresse, ne sont pas considérés comme immeubles de placement.
    Pour plus de précisions sur cette notion d'entreprises liées, il convient de se référer à l'instruction administrative 4 C-2-04 du 14 avril 2004.

    • Amortissement des immeubles loués à des entreprises liées
      Lorsqu'un immeuble est donné en location à des entreprises liées, les amortissements relatifs aux composants et à la structure de l'immeuble sont calculés en retenant la durée normale d'utilisation pour les composants avec application de la durée d'usage applicable à l'immeuble pour la structure.
    • Les immeubles dits de placement
      Il s'agit de tous les autres biens immobiliers inscrits à l'actif immobilisé et non affectés par l'entreprise à sa propre exploitation industrielle. Tous les biens immobiliers sont inclus dans la notion d'immeubles de placement, quelle que soit leur nature : terrains, bureaux, immobilier industriel…
    • Amortissement des immeubles de placement
      Les immeubles de placement font l'objet d'une décomposition entre la structure et les différents composants. Ils devront être amortis en retenant, sur le plan fiscal, la même durée que celle retenue en comptabilité, à savoir la durée réelle d'utilisation. Notons tout de suite que la durée d’utilisation est généralement beaucoup plus longue que la durée d’usage en immobilier.

    Pour être clair, dans notre exemple, Mr Dupond est propriétaire avec son épouse de 100 % des parts d'une société civile qui détient des bureaux loués en totalité à l'entreprise "SA La Forge", dont ils est également propriétaire à 99,99 %.
    Les deux sociétés ne sont pas considérées comme liées. Pour qu’elles le soient, il faudrait que la « SA la Forge » détienne le capital de la société civile.


    Que change cette distinction, entre immeuble loué à entreprises liées et immeuble de placement établie, en matière d'amortissement ?

    Dans le cas de Monsieur Dupond :

    1. Première opération : définir pour la structure comme pour les composants, la durée normale d'utilisation
      Considérons que le prix de l'immeuble se décompose de la manière suivante :
      • -Toiture : 15 % du prix, soit 650 000 x 15 % = 97 500 €
      • Installation électrique : 5 % du prix, soit 650 000 x 5 % = 32 500 €
      • Menuiserie : 5 % du prix, soit 650 000 x 5 % = 32 500 €
      • Plomberie : 5 % du prix, soit 650 000 x 5 % = 32 500 €
      • Structure : 70 % du prix, soit 650 000 x 70 % = 455 000 €

    2. Seconde opération : estimer la durée probable de vie de chacun de ses composants
      Il faut essayer d'approcher au maximum la réalité.
      Cette opération va permettre de déterminer le montant de l’amortissement annuel.
      Estimons la durée de vie de chacun des composants ci-dessus respectivement à :
      • 30 ans pour la toiture, les menuiseries, et l'électricité
      • 20 ans pour les sanitaires et la plomberie
      • 80 ans pour la structure
      Il est à noter que, en fonction des immeubles, les chiffres indiqués ci-dessus vont normalement varier.
    Récapitulatif des amortissements des composants
    Composants variation du prix Valorisation Durée d’utilisation Taux d’amort. Montant de l’amort.
    Toiture 15 % 97 500 € 30 ans 3,33 % 3 246 €
    Menuiserie 5 % 32 500 € 30 ans 3,33 % 1 082 €
    Electricité 5 % 32 500 € 30 ans 3,33 % 1 082 e
    Plomberie chauffage 5 % 32 500 € 20 ans 5,00 % 1 625 €
    Structure 70 % 455 000 € 80 ans 1,25 % 5 687 €
    Total 100 % 650 000 € . . 12 722 €



    Avec cette nouvelle méthode, nous obtenons 12 722 € d'amortissement, là où auparavant nous le montant était de 26 000 €.


    Compte de résultat au 31.12.2005 (en euros)  
    CHARGESPRODUITS
    Entretien 3 000 Loyers 70 000
    Assurance 3 000 . .
    Taxes foncières 4 000 . .
    dotation aux amortissements 12 722 . .
    Amortissement frais 6 000 . .
    Impôt 1 316 . .
    Intérêts d’emprunt 32 500 . .
    Résultat 7 462 . .
    Total 70 000 Total 70 000



    Pour l'exemple, nous allons amortir les frais sur 5 ans. Nous constatons un écart important : au 31 décembre 2004, Monsieur Dupond était déficitaire alors qu'au 31 décembre 2005, il doit payer un impôt.


    Bilan au 31.12.2005 (en euros)
    ACTIFPASSIF
    . Brut Amort. Net . .
    Terrain 70 000 0 70 000 Capital 50 000
    Construction 650 000 12 722 637 278 Résultat 7 462
    Frais 30 000 6 000 24 000 Emprunt 609 164
    . . . . Compte courant 63 336
    . . . . Dette fiscale 1 316
    Total . . 731 278 Total 731 278



    La société n'ayant pas la trésorerie nécessaire, Mr Dupond va apporter en compte courant 1 316 € supplémentaires pour faire face aux impôts.

  • 1er JANVIER 1998 : MONSIEUR DUPOND A CREE SA SOCIETE CIVILE

    Supposons que Monsieur Dupond ait créé sa société civile en 1998. Et prenons le train en marche.
    Imaginons que nous sommes au 31 décembre 2004 devant un bilan - ancienne mouture.
    Comment allons-nous pratiquer ? Deux méthodes sont à notre disposition : l’une rétrospective et l’autre prospective.

    Bilan au 31.12.2004 (en euros)  
    ACTIFPASSIF
    . Brut Amort. Net . .
    Terrain 70 000 0 70 000 Capital 50 000
    Construction 650 000 182 000 468 000 Réserve 9 986
    . . . . Résultat 13 080
    . . . . Emprunt 317 509
    . . . . Compte courant 145 117
    . . . . Impôt 2 308
    Total . . 538 000 Total 538 000



  • Méthode rétrospective
    Cette méthode consiste à appliquer rétroactivement la nouvelle méthode aux exercices écoulés depuis l’origine de la société, comme si cette dernière avait toujours existé.
    Nous allons donc refaire l'histoire et repartir du coût d'acquisition de chacun des composants, et remonter sur la durée de 7 ans.

    Récapitulatif des amortissements des composants : méthode rétrospective  
    Composants % du prix Valorisation Durée d’utilisation Taux d’amort. Amort. Annuel Nbres d’années Montant de l’amort.
    Toiture 15 % 97 500 € 30 ans 3,33 % 3 246 € 7 ans 22 722 €
    Electricité 5 % 32 500 € 30 ans 3,33 % 1 082 € 7 ans 7 574 €
    Menuiserie 5 % 32 500 € 30 ans 3,33 % 1 082 € 7 ans 7 574 €
    Plomberie 5 % 32 500 € 20 ans 5,00 % 1 625 € 7 ans 11 375 €
    Structure 70 % 455 000 € 80 ans 1,25 % 5 687 € 7 ans 39 809 €
    Total 100 % 650 000 € . . 12 722 € 7 ans 89 054 €


    Compte de résultat au 31.12.2005 (en euros)  
    CHARGESPRODUITS
    Entretien 3 000 Loyers 70 000
    Assurance 3 000 . .
    Taxes foncières 4 000 . .
    Dotation aux amortissements 12 722 . .
    Impôts 4 710 . .
    Intérêts d’emprunt 15 875 . .
    Résultat 26 692 . .
    Total 70 000 Total 70 000


    Bilan au 31-12-2005 (en euros)  
    CHARGESPRODUITS
    . Brut Amort. Net . .
    Terrain 70 000 0 70 000 Capital 50 000
    Construction 650 000 101 776 548 224 Réserve 23 066
    . . . . Report à nouveau 61 968
    . . . . Résultat 26 692
    . . . . Emprunt 260 047
    . . . . Compte courant 160 761
    . . . . Impôt 4 710
    . . . . Dette fiscale 30 979
    Total . . 618 224 Total 618 224


    Il ressort de l’application de ces nouvelles normes un amortissement annuel moins élevé.
    Dans la méthode rétrospective, on reconstitue l’historique avec cet amortissement plus faible.
    Apparaît donc au bilan une nouvelle valeur nette comptable plus élevée.

    La différence entre cette nouvelle valeur nette comptable et celle figurant au bilan constitue un "trop d'amortissement". Celui-ci va se porter en report à nouveau après avoir subi la fiscalité. Cette fiscalité sera étalée sur 5 ans.

    Ce "trop d’amortissement" a été déterminé de la manière suivante :

    • Amortissement théorique au terme des 7 ans : 89 054 € ;
    • Amortissement inscrit au bilan au terme des 7 ans : 182 000 €.

    La différence de 92 946 € constitue le « trop d’amortissement ». Il doit être porté en report à nouveau après imputation de la fiscalité.

     

    Attention : faire une grande différence entre l'écart de réévaluation et le "trop d'amortissement". L'écart de réévaluation correspond à la valorisation de l'actif ; il fait partie des capitaux propres et ne peut pas être distribué. Il peut, sous certaines situations, bénéficier de la nouvelle loi (article 238 bis JA du CGI).

    Ici, nous ne sommes pas en présence d'un écart de réévaluation. L'actif immobilier est toujours porté au bilan pour sa valeur historique.
    Le "trop d'amortissement" ne représente pas une réévaluation. Il ne peut pas bénéficier de la mesure temporaire du 238 bis JA (fiscalité à 16,5 %).
    Il pourra être distribué quand la trésorerie le permettra.

    En simplifié, ayant amorti trop vite les années précédentes, il faut rectifier et modifier la valeur nette comptable. L'impôt que génère cette correction est à payer sur les 5 années à venir.
    Attention ! L’impôt à payer n’a aucune contrepartie en liquidité. Mr Dupond va devoir à nouveau apporter en compte courant à la société civile.


  • Méthode prospective
    Le principe est simple : il convient d’appliquer la nouvelle méthode sur la valeur nette comptable (VNC) qui figure au bilan. La valeur nette comptable au 31 décembre 2004 est éclatée avec la ventilation prévue ci-dessus. L’amortissement est calculé sur la durée restant à courir.
    La valeur nette comptable au bilan du 31 décembre 2004 est 468 000 € pour l'avenir. L’amortissement porte sur cette valeur.

    Récapitulatif des amortissements des composants : méthode propective  
    Composants % du prix Valorisation Durée d’utilisation Durée restant à courir Taux d’amort. Montant de l’amort.
    Toiture 15 % 70 200 € 30 ans 22 ans 4,55 % 3 194 €
    Electricité 5 % 23 400 € 30 ans 22 ans 4,55 % 1 065 €
    Menuiserie 5 % 23 400 € 30 ans 22 ans 4,55 % 1 065 €
    Plomberie 5 % 23 400 € 20 ans 12 ans 8,33 % 1 949 €
    Structure 70 % 327 600 € 80 ans 72 ans 1,39 % 4 554 €
    Total 100 % 468 000 € . . . 11 827 €


    Compte de résultat au 31.12.2005 (en euros)  
    CHARGESPRODUITS
    Entretien 3 000 Loyers 70 000
    Assurance 3 000 . .
    Taxes foncières 4 000 . .
    dotation aux amortissements 11 827 . .
    Impôt 4 845 . .
    Intérêts d’emprunt 15 875 . .
    Résultat 27 453 . .
    Total 70 000 Total 70 000


    Bilan au 31.12.2005 (en euros)  
    ACTIFPASSIF
    . Brut Amort. Net . .
    Terrain 70 000 0 70 000 Capital 50 000
    Construction 650 000 193 827 526 173 Réserve 23 066
    . . . . Résultat 27 453
    . . . . Emprunt 260 047
    . . . . Compte courant 160 761
    . . . . Impôt 4 845
    Total . . 526 173 Total 526 173


    La méthode est plus simple et présente l’énorme avantage de ne pas créer un impôt supplémentaire sans contrepartie financière.


    Par Michel Brillat,
    Directeur UFF Ingénierie Patrimoniale
    Union Financière de France

    Pour plus d'information, contactez-nous :
    ingenieriepatrimoniale@unionfinancieredefrance.fr

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